L'Histoire de Jars

L’Histoire de Jars se confond, naturellement, avec celle du Berry.

Par sa position géographique, entre le Rhin et l’Aquitaine, entre l’Ouest et la vallée du Rhône, cette province est au cœur des luttes féodales du Moyen Age : guerre de cent ans, rivalité Armagnacs/Bourguignons, guerres de religions… Le passage des armées seigneuriales et des bandes mercenaires dévaste la région à maintes reprises.

A la fin du XIIème siècle Archambaud de Seuly est seigneur de Jars.

Au XIV ème par mariages et alliances, la châtellenie passe dans le patrimoine d’une grande famille du Limousin : les Rochechouart.
Mais c’est à la fin du siècle suivant, en 1497, que naquit Guillaume de Rochechouart. ce personnage, très représentatif de la noblesse de la Renaissance qui fit construire l’église Saint Aignan de Jars.

Page de François Ier, il participe aux guerres d’Italie et se verra confier différentes charges qui le maintiendront dans l’entourage des Rois de France successifs, jusqu’à sa mort en 1568.

Il fut enterré à Jars tout comme son fils François qui participa au siège de la place protestante de Sancerre en 1573 et mourut en 1576. Au XVIIème,la seigneurie est rachetée par la marquise de Cugnac, veuve du seigneur de Boucard, puis, en 1644, Boucard, Nancray et la seigneurie de Jars passent entre les mains du Duc de Noailles.


En 1720, le fermier général Etienne Perrinet du Pezeau , directeur de la Compagnie des Indes , achète le château de Boucard et marie sa fille, « Mademoiselle de Jars » à son cousin Pierre David Perrinet afin de conserver les domaines dans le patrimoine de la famille. A la veille de la Révolution, les justices de Boucard, Nancray, Sury ès Bois…sont réunies au bourg de Jars. L’on compte alors plus de 2000 habitants avec des foires et marchés très actifs.

En 1795, Le Picard de Phélippeaux, adjudant général des armées catholiques et royales devient le chef de la petite vendée du Sancerrois qui regroupe sur les communes de Jars et Sury-en-Vaux, tous les mécontents, insoumis et déserteurs. Le quartier général des conjurés se trouve à Jars, chez Alabeurthe, le maréchal ferrant et chez Mademoiselle Ribert, au lieu dit la Huandière. C’est dans les bois près de Jars que Phélippeaux réunit son état major, le Ier avril 1796 pour préparer l’attaque de Sancerre du lendemain.

La place est prise rapidement mais la contre-attaque préparée à partir de Bourges décimera bientôt les émeutiers. A partir du XIXème siècle, la commune va vivre la même histoire que toutes les communes rurales de ce Haut Berry. Le conseil municipal prêtera serment à Napoléon III, organisera chaque année la célébration de la fête Nationale du 14 juillet instituée par la République à partir de 1880 mais, en 1894, il s’opposera à l’inscription de la devise républicaine Liberté-Egalité-Fraternité sur le fronton de la Mairie…
Les 61 noms inscrits sur le Monument aux Morts rappellent le lourd tribut payé par les Jarsois à la Nation au cours des années 1914/1919.