Localisation

La commune de Jars se trouve au cœur de cette région caractéristique du Haut Berry, le Pays Fort. C’est la géologie avec la prédominance de couches sédimentaires constituées d’argiles à silex, recouvertes de limons et de marnes, c'est-à-dire de terres humides et lourdes qui explique ce nom de Pays Fort.

Ruisseaux et rivières découpent le paysage en collines aux versants cultivés et fonds de vallées où s’étendent prairies et étangs. Le bourg de Jars, situé à mi-pente du versant Nord de la vallée de la Sauldre, domine un paysage de bocage avec de nombreuses haies, encore préservées, les "bouchures". L’habitat est très disséminé avec de nombreux hameaux et lieux-dits implantés sur les versants, là où jaillissent les sources, tout en évitant les brouillards des hauteurs et des fonds de vallées.
Les grès ferrugineux et les sables à silex constituent les murs des maisons rurales, basses, sans étage. Le calcaire est surtout utilisé pour les habitations bourgeoises.

Les grandes fermes sont généralement à cour ouverte avec l’habitation au fond et les bâtiments agricoles sur deux côtés. Quelques granges pyramidales, constructions particulières au Pays Fort qui abritaient toutes les activités agricoles d’une exploitation, subsistent encore dans le patrimoine rural de la commune.

La vie économique a toujours été dominée par la vocation agricole de la commune avec l’élevage complété par l’agriculture céréalière, le colza et le maïs. Bovins (charolais) et caprins (fromage de chavignol) dominent mais l’on constate aujourd’hui un retour du mouton.

Après les variations brutales causées par les guerres, les épidémies, les aléas climatiques propres à nos pays jusqu’au XIXème siècle, la population a connu le dépeuplement progressif des communes rurales avec la décimation des jeunes hommes lors de la première guerre mondiale suivie par l’émigration vers les villes et la concentration des exploitations.

Aujourd’hui le phénomène semble enrayé. L’on constate la stabilisation du nombre d’agriculteurs et la revitalisation de l’habitat vacant par des résidents secondaires et des retraités. La proximité de Paris et l’installation d’étrangers européens y contribuent largement.
Cette situation nouvelle permet le maintien des services et commerces essentiels qui, à son tour, a un effet attractif sur de nouveaux arrivants.